Selon un dicton brésilien, faire l’amour avec un préservatif,c’est comme manger un bonbon avec son papier. Cela est certes très hilarant mais il encourage un comportement à risque surtout pendant les vacances et les voyages. Loin des soucis de la vie quotidienne, les rencontres exotiques représentent des risques énormes pour la transmissions des MST. Parce que ta santé nous tient à coeur, Under the Rocks te liste dans cet article les maladies sexuellement transmissibles les plus courantes.

Aperçu global

Selon l’institut de veille sanitaire, l’augmentation des maladies sexuellement transmissibles est aujourd’hui alarmante. La majorité des personnes touchées a moins de 30 ans. L’augmentation de la fréquence des rapports sexuels ainsi que le nombre de partenaire favorisent des comportements sexuels à risque. Le préservatif est beaucoup moins utilisé même si  les personnes ne se connaissent pas bien. Ce comportement est observé pendant les voyages. En plus de ces risques, la résistance des médicaments est aujourd’hui un facteur à prendre en compte. S’ajoute à cela le fait que beaucoup de personnes ont aussi recours à l’automédication. En effet, elles ont peur d’aller voir un médecin ou d’apprendre qu’elles ont une MST. Mais quelles sont les MST les plus courantes?

1°) L’herpès génital

L’herpès génital est dû à un virus. Il se manifeste par l’apparition de petites vésicules. Elles sont localisées au niveau de l’appareil génital, de l’anus ou des fesses. Ces vésicules entraînent par conséquent des démangeaisons, des brûlures, voire des douleurs. Cependant, elles peuvent également passer inaperçues. Une fois la crise passée, l’herpès génital reste à vie dans l’organisme et peut réapparaître de ce fait à tout moment. En l’occurrence en période de grande fatigue ou pendant les règles. Il va sans dire que le virus de l’herpès est contagieux. L’utilisation des préservatifs est donc indispensable. Néanmoins, il est possible d’être contaminé par les vésicules situées à proximité des organes génitaux. C’est à dire là où le préservatif ne protège pas. Il est donc préférable de s’abstenir d’avoir tout rapport sexuel pendant une poussée d’herpès. Si vos poussées d’herpès sont fréquentes, votre médecin pourra vous prescrire un traitement préventif à emporter en voyage.

2°) La syphilis

La syphilis est due à une bactérie. C’est une maladie contagieuse. Elle se manifeste tout d’abord par une ulcération, en général au niveau des organes génitaux ou de la gorge. Cette ulcération n’est pas douloureuse et passe donc inaperçue. Sans traitement antibiotique, de petites taches rose pâles ou rouges peuvent ensuite apparaître sur le corps. La maladie peut s’aggraver des années plus tard avec des atteintes des articulations; du cerveau, des yeux, etc. Il va sans dire que même s’ils restent indispensables, les préservatifs n’offrent pas une protection absolue contre la syphilis. En effet, la contamination peut survenir lors d’un baiser profond. Par conséquent, si votre voyage a été l’occasion de nombreuses rencontres amoureuses, et en particulier dans des pays où les moeurs sexuelles sont assez libres, pensez à faire un test de dépistage. C’est le seul moyen de savoir si vous êtes infecté. En effet, il existe des centre de dépistage anonyme et gratuit dans de nombreuses villes.

3°) Le lymphogranulome vénérien ( LGV)

C’est une maladie sexuellement transmissible due à Chlamydia trachomatis. Il entraîne une hypertrophie douloureuse des ganglions lymphatiques au niveau de l’aine et parfois une infection rectale. Le LGV commence par une petite vésicule qui passe souvent inaperçue et cicatrise rapidement par conséquent. Elle provoque ensuite le gonflement des ganglions lymphatiques qui deviennent sensibles. Le médecin suspecte l’infection en présence des symptômes et la confirme par des analyses de sang. Des antibiotiques pris pendant trois semaines , peuvent guérir l’infection , mais les ganglions lymphatiques restent parfois gonflés. Le LGV est présent dans la plupart des zones tropicales et subtropicales, mais il est rare dans des pays comme les USA. Toutefois, des épidémies ont été signalées parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. Les infections rectales provoquées par ces bactéries sont devenues plus fréquentes chez les personnes qui pratiquent le sexe anal.

4°) Le chancre mou

Dans les pays industrialisés, le chancre mou est rare. Cependant, c’est une cause fréquente d’ulcérations génitales dans les pays en voie de développement. Ainsi, comme le chancre mou est responsable d’ulcérations génitales, les personnes infectées sont plus susceptibles de contracter le VIH et de le transmettre. Les symptômes apparaissent 3 à 7 jours après l’infection. De petites vésicules très douloureuses se forment sur les parties génitales ou autour de l’anus avant de se rompre rapidement. Elles laissent des ulcérations superficielles, ouvertes et à bords irréguliers. Ces ulcérations peuvent s’étendre et confluer. Parfois, elles s’étendent en profondeur et endommagent d’autres tissus. Les ganglions de l’aine peuvent devenir douloureux, s’agrandir et donc provoquer la formation d’un abcès appelé bubon. La peau située dessus de l’abcès peut devenir rouge et brillante et se rompre pour permettre l’évacuation du pus contenu dans les ganglions au niveau  de la peau.

 

Après l’énumération de ces quelques maladies sexuellement transmissibles, il paraît judicieux et convenable d’utiliser les préservatifs pour toute aventure sexuelle nouvelle. Tu pars certes en vacances mais pas les maladies et autres infections. Elles sont à l’affût et et guettent en ces beaux jours d’été.

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